Cette page présente les détails du dictionnaire de données Sysma "SÉQUENCE DE LIT MINEUR EN TÊTE DE BASSIN", ses 79 paramètres et 14 types d'actions. Vous pouvez librement télécharger et importer ce dictionnaire dans votre instance Sysma.
Segments morphologiquement homogène selon 5 critères (talweg, tracé en plan, profil en long, profil en travers et occupation des sols). Le changement brutal et significatif d'un de ces 5 critères génère la création d'un nouveau segment. Un segment mesure plusieurs dizaines de mètres à quelques centaines de mètres de long.
Regroupement des segments d'un même cours d'eau
Cours d'eau, cours d'eau enterré (Le Bihan, 2009 ; Mathieu, 2010 ; Goron, 2012 ; Guillerme, 2015)
NB : les cours d’eau enterrés sont renseignés en tant que segment à partir d’un linéaire supérieur à 10 mètres. Si le linéaire est inférieur à 10 mètres, ils sont renseignés en tant qu’obstacle à l’écoulement.
Dans le talweg, hors talweg.
NB : La détermination de la position au sein du talweg correspond à une évaluation visuelle du fond de la vallée. Le cours d’eau est qualifié « hors talweg » quand l’observateur constate une différence altitudinale significative entre l’emplacement actuel du lit et le talweg (suggérant la possibilité d’une remise dans le talweg).
B1 = pas de vallée évidente
B2 = vallée peu encaissée ; pentes latérales < 30° du sol au sommet
B3 = vallée prononcée ; 30° < pente < 80°
B4 = gorge ; pente abrupte de type falaise entre 80° et la verticale
B5 = vallée asymétrique
B6 = vallée en terrasse
D'après Environmental Agency, 2003 ; Mathieu, 2010 :
Pour les cas de remblais en lit majeur ou d’incision du cours d’eau, il est intéressant de préciser le niveau d’encaissement en mètres pour les formes B3, B4 et B6. Le niveau d’encaissement du lit est évalué à partir de la limite du lit à plein bord.
NB : Les merlons de curage continus sur une ou deux rives doivent être considérés comme un encaissement du lit d’origine anthropique
NB : La réalisation de passage(s) à des périodes stratégiques de l'année permet de distinguer les cours d'eau intermittents des cours d'eau permanents
Fritz et al., 2006 ; cf. document explicatif
La qualification du style fluvial sur le terrain en 5 modalités s’effectue par une expertise basée sur des critères naturels déterminants du style fluvial en tête de bassin versant (pente de la vallée, forme de la vallée) ainsi que des traces de travaux de rectification ou de simplification du tracé (exemple : anciens méandres visibles sur le terrain, endiguement…).
NB :
- Il est essentiel de faire la mesure de la sinuosité du cours d'eau et non pas de la sinuosité de l'axe de la vallée.
- Les cours d’eau présentant des tracés rectilignes avec des modifications anthropiques de l’axe du cours d’eau (exemple : cours d’eau dérivé) sont considérés comme des cours d’eau rectilignes.
Simon, 1989
Si un segment est identifié dans la classe d'évolution morphodynamique 5 ou 6, il est nécessaire de déterminer la largeur de fond le « lit emboité » (largeurs des banquettes en rive gauche, en rive droite et du lit mineur cumulées, en mètres).
d'après Cowan
D'apèrs Malavoi & Bravard, 2011
Classe de potentiel d'apports solide appréciées à partir des débits et de la puissance
Appréciée en 4 classes : nulle, faible, moyenne et forte. Il est important de bien faire la différence entre l'érodabilité (sensibilité aux phénomènes d'érosion) et l'érosion (réellement constatée sur le terrain).
D'après Malavoi & Bravard, 2011
Protection des berges
Evaluation de la variation de section par la méthode de Cowan.
Le lit à pleins bords d’un cours d’eau correspond à la capacité d’écoulement maximale du chenal avant débordement dans la plaine d’inondation. La détermination de la largeur à pleins bords peut poser des soucis aux opérateurs dans certains configurations (exemple : vallée en gorge, 2 bras avec îlot central, présence de merlon…). Ces cas particuliers ont été explicités au sein du « Protocole de recueil de données hydromorphologiques à l’échelle de la station sur les cours d’eau prospectables à pied »
Largeur à la base du profil en travers
Hauteur totale depuis le fond du cours d'eau jusqu'à la capacité maximal du chenal (haut de berge)
Pourcentage de radiers, plats, mouilles, chutes naturelles.
La longueur pour étudier la succession de faciès d'écoulement est fixée à 50 mètres. Cette caractérisation peut être uniquement réalisée pour des modalités d'écoulement continu (modalité A).
Dans le cas où cette caractérisation est jugée fastidieuse, il est conseillé à minima de relever sur 50 mètres la distance moyenne de la succession radier – mouille.
Granulométrie dominante sur radier (ou à défaut plat le plus courant) représentatif du segment, classes simplifiées.
Granulométrie accessoire sur radier (ou à défaut plat le plus courant) représentatif du segment, classes simplifiées.
Préciser en observations les segments où la roche mère affleure
En 5 classes, d'après Archambaud et al., 2005.
Le colmatage de surface ne doit pas être décrit sur des cours d’eau s’écoulant directement sur la roche mère (exemple : argile, granite).
Evaluation de la quantité d’habitats pour le fonctionnement biologique du cours d’eau (adapté de CARHYCE, 2015).
Les habitats en tête de bassin intègrent le bois en rivière (> 3 cm), les Pierres grossières/blocs (deuxième plus grande largeur > 12,8 cm), les sous-berges, le chevelu racinaire, la végétation aquatique, la litière. L’appréciation doit s’effectuer au regard du cours d’eau étudié.
Evaluation de la quantité d'éléments naturels participant à la rugosité du cours d'eau par la méthode de Cowan
D'après Cowan
il est important de décrire avec précision l’occupation du sol sur le terrain en s’assurant que les modalités de description soient compatibles avec le calcul de l’indice de résilience.
NB : Les parcelles en surface enherbée / terre labourable où les drains/fossés ne sont pas visibles sont considérées par défaut comme des parcelles non drainées dans l’évaluation.
Cf. méthode REH pour les références
cf. méthode REH pour les références
Calculé automatiquement selon la classe d'évolution morphodynamique et la classe d'érosion
Calculé automatiquement.
L'évaluation de la rugosité du lit mineur du cours d'eau s'effectue à l'aide de la méthode de Cowan sur tous les segments étudiés.
K = 1/[(nb + n1 + n2 + n3 + n4) * m]
Les valeurs de n précédemment cités dans le document sont issus de Cowan et retrouvés dans la thèse de Vidal (Vidal, 2005). Pour chaque n, il est conseillé de retenir la valeur médiane de chaque intervalle.
Calculé automatiquement
hauteur totale * (largeur plein bord + largeur base) / 2
Périmètre mouillé pour la hauteur plein bord :
Ppb = 2 * √( ( (l_pb - l_base)/2)² + hauteur_pb² ) + l_base
Rayon hydraulique = Surface plein bord/Perimetre plein bord
Pour les segments de référence uniquement, le débit à plein bord est évalué à l'aide de la formule de Manning-Strickler :
Q = S * Rh2/3 * i1/2 * K
Avec
S : Surface de plein bord (m²)
Rh : Rayon hydraulique (m) = Surface plein bord/Périmètre plein bord
i : Pente
K : Coefficient de rugosité (ou coefficient de Strickler)
L'évaluation de la puissance spécifique du cours d'eau s'effectue uniquement sur les segments présentant une classe d'évolution morphodynamique stable (segment de référence) où à partir des valeurs obtenues grâce à la formule de Myer :
ω = (i * Qpb * 9810) / Lpb
Avec
ω = puissance spécifique à plein bord (W/m²)
i = pente (m/m)
Qpb = débit spécifique à plein bord (m3/s)
Lpb = largeur de plein bord (m)
NB : Pour les valeurs de débits issues des segments de référence, il est nécessaire d’exclure du calcul les fosses et les mouilles de concavité.
Indice d'artificialisation du lit mineur à l’échelle du segment.
Le calcul de l'indice d'artificialisation du lit mineur à l'échelle du segment est le suivant :
IA_SEGM_lm = (Σ (Italweg + Isinuosité * 2 + Icem *2 + Irugosité + Icouverture))/7
Les valeurs intermédiaires au calcul de cet indice sont fournies dans le tableau de correspondance :
Valeurs des indices intermédiaires au calcul de l'indice d'artificialisation du lit mineur | Note |
Valeurs de l'indice intermédiaire Talweg | |
- dans le talweg | 0 |
- en dehors du talweg | 1 |
Valeurs de l'indice intermédiaire Sinuosité (coeff. 2) | |
- sinueux à méandriformes | 0 |
- limité par rapport à la sinuosité naturelle | 0.5 |
- rectiligne13 | 1 |
Valeurs de l'indice intermédiaire Classe d'Evolution Morphodynamique (coeff. 2) | |
- Classe 1 | 0 |
- Classe 6 (évolution naturelle ou lit emboîté suffisamment large) | 0.5 |
- Classe 2, 3, 4, 5 | 1 |
Valeurs de l'indice intermédiaire Rugosité | |
- coefficient de rugosité K : 5 < K < 20 | 0 |
- coefficient de rugosité K : 20 < K < 30 | 0.5 |
- coefficient de rugosité K : K > 30 | 1 |
Valeurs de l'indice intermédiaire Protection des berges - Enterrement | |
- absence de protection de berges | 0 |
- présence de protection de berges de type génie végétal | 0,25 |
- présence de protection de berges sur les berges du lit mineur | 0,5 |
- présence de protection de berges sur les berges et le fond du lit mineur | 0,75 |
- 100% d'enterrement (par couverture, busage, drainage ou comblement) | 1 |
Le calcul de l'indice (note brute) permet d'obtenir différentes classes d'artificialisation du cours d'eau.
Dans cet indice, la notion « cours d’eau de référence » correspond à des segments dont la morphologie du lit mineur est considérée comme étant pas ou peu altérée, ne justifiant pas la mise en oeuvre d’opérations de restauration au vu de leurs excellents états de préservation.
NB :
- Si des traces de travaux hydrauliques (même très anciens), sont encore significatives et visibles à l’oeil nu (exemple : merlons de curage, disparition du matelas alluvial, pavage …) le segment étudié ne peut pas être assimilé à un segment de référence.
- La présence de remblai en lit majeur sur un segment noté de référence entraîne le déclassement en segment naturel.
Indice de pression de la bande riveraine IP_SEGM_bvir = (occ sol RG + occ sol RD)/2
Normalement défini par tronçon.
La capacité probable d’ajustement morphologique des cours d’eau a été proposée en 2015 dans un groupe de travail de l’ONEMA (STREAM-CE). Cette capacité probable regroupe 4 paramètres : la puissance spécifique, l’érodabilité des berges, le potentiel d’apports solides et l’emprise disponible :
Tableau relatif à la détermination des notes individuelles | |||
Puissance spécifique | <10 | n0 | 0 |
10-30 | 0,3 | ||
30-100 | 0,7 | ||
≥100 | 1 | ||
Erodabilité des berges | nulle | n1 | 0 |
faible | 0,3 | ||
moyenne | 0,7 | ||
forte | 1 | ||
Potentiel d'apports solides | nul | n2 | 0 |
faible | 0,3 | ||
moyen | 0,7 | ||
fort | 1 | ||
Emprise disponible | < 1 largeur de lit | n3 | 0 |
1 à 3 largeur(s) de lit | 0,3 | ||
3 à 10 largeurs de lit | 0,7 | ||
> 10 largeurs de lit | 1 |
identifier dès la phase terrain les solutions de restauration (exemple : remise dans le talweg, reméandrage, recréation d’un nouveau lit, recharge granulométrique, suppressions de remblais en lit majeur…) ou de non intervention. Si la non intervention n’est pas retenue, 2 solutions sont à proposer, la solution 1 correspondant à l’opération la plus ambitieuse.
Séquence du cours principal (oui/non) - AJOUT HC
Séquence n'ayant pas pu être prospectée (inaccessible), à exclure des calculs
Préciser la présence d’un cours d’eau police de l’eau non cartographié
Classe d'emprise disponible apprèciée à partir des gabarits du lit et de l'occupation du sol